mardi 2 mars 2010

Tarin de Yarrell ( Carduelis yarrellii ) 3

Copyrigth et droits d'auteurs reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03





Photos: Tarin de Yarrell ( Type "Zorro" ) Olavo Nogueira Neto .



RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE ET SITUATION AU BRÉSIL :
Le tarin de Yarrell vit à une altitude qui approche les cinq cent mètres dans le Nord Est du Brésil,( au Cearà, Piauí, Paraiba, et Pernambuco, Rio Grande do Norte, Alagoas, Sergipe et le Nord Nord Ouest de Bahia dans les végétations de caatinga ( végétation d'épineux et de cactées ) et cerrado ( végétation couverte et drue ), transition entre les deux écosystèmes. Quelques individus aperçus dans le Nord du Venezuela dans la région centrale ( Carabobo, Portuguesa et Cojedes ), dans le Nord Est (Anzoategui et Monagas ). Population séparée de 400 kilomètres où ils vivent à une altitude moyenne de quatre cents mètres. L'existence du tarin de Yarrell tant dans le Nord Est Brésilien que dans le Nord - Nord Est Vénézuélien ( Population séparée de 4000 kilomètres ), semble vérifiée par l'extension continue de l'écosystème de la caatinga ou les paysages correspondants du Nord Est du Brésil jusqu'au Venezuela, dans les périodes arides du pléistocène, secteur qui venait à être interrompu par les embouchures de L'Orénoque et de L'Amazone. L'hypothèse de A. Altman que quelques individus aperçus au Venezuela sont sans doute échappés de captivité ne peut pas être considérée. Dû au nombre inconsidéré de captures et aux trafics internes qui existent dans son pays, l'espèce est en voie de disparition, aujourd'hui elle est totalement protégée au Brésil. Son exportation y est interdite. ( Le trafic d'oiseaux au Brésil est traité avec la même rigueur que le trafic de drogue ). De plus, autrefois les tarins yarrell étaient taxidermisés à des fins décoratives pour être exportés vers l'Europe, ce qui a contribué à sa raréfaction. Après renseignement il semble peu probable que sur les marchés au Brésil on puisse ou on ait pu voir à la vente plus de huit cent tarins par semaine car l'espèce n'aurait pas survécue. Le risque de disparition de l'espèce est associé à son petit secteur de dispersion ainsi qu'a l'utilisation de ce même secteur par une agriculture intensive.


REPARTITION ET SITUATION GEOGRAPHIQUE AU VENEZUELA :

Au Venezuela malheureusement la population de tarin de yarrell dans le Nord Est est en train de s'éteindre et est sérieusement menacée dans le Nord Ouest. Le facteur qui a le plus influencé l'extinction de l'espèce dans le centre du Venezuela a été la fumigation pour combattre l'insecte émetteur de la maladie de Chagas. Peut être le métissage naturel avec le Carduelis spinescens ( Tarin des Andes ) pourra donner une survie à l'espèce dans cette région du Nord. On croit que le tarin de Yarrell s'est développé par la descendance de la branche du tarin des Andes qui a été isolée géographiquement et cette branche, ainsi que le Carduelis cucullatus ( Tarin rouge du Venezuela ) ont pu vivre dans un environnement non naturel pour les tarins ( pays secs et arides ). L'éminent ornithologue Vénézuélien le Docteur Carlos Ortega dit : "en Plus, dans les Andes Vénézuéliennes nous trouvons le tarin des Andes qui n'a rien à voir et qui est pratiquement le même que le tarin de Yarrell; il se trouve dans une végétation plus exubérante, il souffre de mutations dans la couleur de son plumage pour se mimétiser dans l'environnement".Ce point de vue est défendu par d'autres ornithologues ( Hellmayr, Sick ), avis non partagés par d'autres ( Pint, Meyer de Schauensee, Ridgely et Tudor ). La réalité est que la similitude entre le tarin de Yarrell et le tarin des Andes est incontestée.
Le tarin de Yarrell se métisse dans la nature avec le Carduelis magellanica alleni, dans la région Sud du Piauí et au Nord- Nord Ouest de Bahia. Avec l'avance de l'agriculture ( défrichage ) dans cette région du Cerrado, les Carduelis magellanica alléni sont poussés vers le Nord dans la direction de la caatinga, causant ainsi la rencontre des espèces. Il fait peu de doute qu'un autre type de tarins de Yarrell ( métis certainement dans divers degrés de sang ) appelés "Zorro", appelation dûe aux masques noirs qu'ils portent et qui descendent jusque sous les yeux comme le célèbre bandit Zorro soit le résultat de l'incorporation des gènes des Carduelis magellanica alleni avec ceux du tarin de yarrell.( Deux exemplaires attrapés par un ornithologue à Uruçui - Una dans la région de Piauí ). Il existe aussi un autre type appelé "chapinha" qui présente seulement une très petite calotte noire sur la tête , semblable au tarin des aulnes mais sans bavette : dans ce cas l'évidence de la mutation naturelle est raisonnable.



Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm


Copyrigth et droits d'auteurs reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03