dimanche 14 juin 2009

Le tarin à gros bec 3 ( Carduelis crassirostris crassirostris )


Photos : Femelle et male de Egil HOGSAS.
Photo : Mauricio LOPEZ.


Photo : D. MENDOZA.

REPRODUCTION :

A). A l'état sauvage, le tarin à gros bec se reproduit à partir du mois de février à juin. Le nid est construit en hauteur dans un arbre. Il peut être aussi camouflé à mis hauteur dans le feuillage d'un arbuste à feuillage épais ou d'un buisson. Le nid est en forme de coupe d'un diamètre extérieur de neuf centimètres et demi en moyenne et d'une profondeur de cinq centimètres. La confection du nid est l'oeuvre de la femelle. Il est fait d'herbe sèches, de racines de mousse et de lichens pour sa partie extérieure. Sa partie intérieure est tapissée de fines herbes, de poils et de duvet végétal.. La ponte a lieu sept à huit jours après la fécondation, la femelle pond quatre à cinq oeufs à fond blanc sans tâches ( dimensions moyennes : 17,8 mm X 13,2 mm ). Le nombre de pontes est de deux. La femelle couve ses oeufs pendant douze à treize jours. Elle ne réchauffe plus ces jeunes vers le 10 ème jour après la naissance. Les jeunes quittent le nid entre le 13 ème et 15 ème jour. Les jeunes sont sevrés vers le 35 éme jour. La femelle est nourrie par le mâle pendant la couvaison.

B). En captivité : Malheureusement aucune information en ce qui concerne sa reproduction.

LA NOURRITURE :
A l'état sauvage le tarin à gros bec se nourrit de graines de plusieurs herbacées, de composées, de bourgeons et de graines des arbres. Comme le tarin des aulnes il est très habile et acrobatique pour se nourrir la tête en bas dans les conifères et les arbres à la recherche des graines que sont ( l'arbol del papel ) et ( le palo rosa ).
En captivité : Malheureusement aucune information en ce qui concerne sa nourriture.

STATUT & CONSEILS :
Le tarin à gros bec ne fait l'objet d'aucune annexe et de réglementation de CITES particulière. Cet oiseau est peu commun dans la plupart des pays de sa répartition , il est extrêmement rare parmi les tarins en élevage du fait qu'il fut rarement importé donc très difficile à trouver à la vente en souche d'élevage. L'idéal étant d'acquérir des sujets nés en captivité. Les rares éleveurs furent ou sont les Allemands et les Hollandais, mais également un Français. Quoi qu'il en soit privilégiez toujours l'achat chez l' éleveur où vous pouvez observer de prés le ou les oiseaux dans leur environnement. Choisissez toujours des oiseaux bagués, bien en plumes à l'oeil vif et au plumage lisse et éclatant et bien en taille, n'hésitez pas à poser des questions sur la reproduction, la nourriture et la température de la pièce etc... Si possible faite vous céder un peu de nourriture afin de familiariser l'oiseau en mélangeant celle-ci avec votre mélange de graines, si celui-ci n'est pas le même. De plus l'éleveur doit vous fournir un certificat de cession lors de l'acquisition. En dernier lieu il est conseillé de s'attacher à conserver des souches pures, afin de permettre l'échange entre éleveurs pour éviter la consanguinité. On doit s'abstenir de l'hybrider ou de le métisser car il est extrêmement rare en souche d'élevage.

LE BAGUAGE :

La liste des Classes de l'U.O.F COM FRANCE prévoit que cet oiseau soit bagué au diamètre 2,7 mm pour les concours.
Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm

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