dimanche 28 juin 2009

Le Tarin de Saint Domingue 2 ( Carduelis dominicensis )

Auteur : Rafael V. C. ARVELO
Photo : Eladio FERNANDEZ.

Photo : Daniel PARC
Le carré bleu dans le Sud Est de Port au Prince, représente la région de reproduction principale de l'espèce. Les autres carrés bleus représentent les zones de concentration de l'espèce ou elle est le plus observée.

RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE ET SITUATION

La République d’Haïti est située dans le tiers occidental de l'île d'Haïti, qu'elle partage avec la République Dominicaine, à l'Est. Haïti est baignée au Nord par l'océan Atlantique, au Sud par la mer des Caraïbes. A l'Ouest, elle est séparée de Cuba par le passage du Vent et de la Jamaïque par le canal de la Jamaïque. La République Dominicaine elle aussi est baignée au Nord par l'océan Atlantique. A l'Est elle est séparée de Porto Rico par le passage de Mona. Au Sud par la mer des Caraïbes. La frontière avec Haïti à l'Ouest s'étend sur 315 kilomètres.
Le tarin de Saint Domingue est une espèce endémique à la seule île d'Haïti et la République Dominicaine. Il vit dans les forêts de pins au Sud Est de la République d'Haïti et au Sud Ouest de la République Dominicaine. Son aire de reproduction se concentre principalement au Sud Est de la région de Port au Prince. Le biotope de ce de tarin est très diversifié. Les forêts de ces montagnes sont denses on y trouve des bois de cedrèles ( fruits tropicaux ) et de l'acajou. On l' observe à flancs de collines, dans les palmeraies, les plantations de cafés, de cannes à sucres, en bords de mer et en altitude. Son biotope principale est quand même les forêts de pins en altitudes. Il est présent à des altitudes comprissent entre zéro et mille six cents mètres, voir supérieures. La plupart du temps il est observé en bandes et aussi par couples. L'espèce était relativement commune dans les deux Républiques ou elle est repartie, mais elle serait en déclin due à la destruction de son habitat.
Haïti est composée de deux péninsules qui s'avancent à l'Ouest dans la mer des Caraïbes. Les deux tiers du pays sont montagneux. La chaîne du Haut Piton, qui s'étend le long de la péninsule Nord, atteint 1 183 mètres d'altitude. Les reliefs les plus élevés se trouvent dans la péninsule méridionale : le massif de la Selle ou vit le tarin de St Domingue et qui s'élève au Sud Est de Port-au-Prince, culmine à 2 680 mètres, ainsi que le Massif de la Hotte également ou vit le tarin de St Domingue, à l'extrémité Ouest de la péninsule, atteint quant à lui 2 347 mètres. Parmi les autres chaînes de montagne, on trouve le massif des Montagnes Noires, la chaîne des Cahos et le pic solitaire de la Montagne Terrible, qui s'élèvent à une altitude comprise entre 1 130 et 1 580 mètres.
L'intérieur des terres présente trois régions agricoles productives : la plaine du Nord, la plaine du fleuve Artibonite et celle du Cul-de-Sac. Dans le golfe de la Gonâve, qui sépare les deux péninsules, l'île de la Gonâve est la plus grande des îles côtières d'Haïti. Parmi les autres îles, on trouve la fameuse île de la Tortue, célèbre repère de flibustiers, de corsaires au XVIIe siècle, dans le Nord du pays, au large de Port de Paix, l'île de la Grande Cayemite, dans le golfe de la Gonâve, l'île de la Vache, dans la mer des Caraïbes. La cote d'Haïti est très découpée et abrite de nombreux ports naturels.
Des nombreux cours d'eau qui naissent dans les montagnes du pays, la plupart ont un cours rapide et bref et ne se prêtent pas à la navigation. Seul l'Artibonite, plus long fleuve du pays ( 250 Kilomètres ), est navigable sur toute sa longueur. Le plus grand lac est l'Étang Saumâtre, lac salé situé dans la plaine du Cul de Sac. Le lac Péligre, créé lors de la construction d'un barrage sur le cours supérieur de l'Artibonite, près de la frontière de la République Dominicaine est le plus grand lac d'eau douce du pays.
Haïti possède un climat de type tropical chaud. La température annuelle moyenne le long des côtes s'élève à 27 degrés Celsius, avec de légères variations entre l'hiver et l'été, mais les montagnes sont nettement plus fraîches et humides. La saison des pluies s'échelonne d'avril à juin et d'octobre à novembre. Les précipitations sont variables, de 1 350 mm d'eau en moyenne annuelle à Port-au-Prince, à 500 mm d'eau dans le Nord Ouest. Les plaines les plus abritées comme le Cul de Sac, sont exposées à de fréquentes périodes de sécheresse.
Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde, est confronté à de nombreux problèmes d'environnement. Près du tiers de la superficie des terres est gravement touché par l'érosion des sols, due à l'éradication de la végétation, au pâturage excessif et à de mauvaises pratiques agricoles. Autrefois importante, la couverture forestière s'est réduite au point de n'atteindre plus que 5% du territoire, et la déforestation se poursuit au rythme annuel d'environ 4%. Il ne subsiste que quelques maigres étendues arborées dans les régions les moins accessibles du pays. Le reste a dû laisser la place à des champs, des pâtures ou bien servir de combustible. Les habitats les moins affectés se trouvent dans les régions côtières, bien que les vastes mangroves soient exploitées pour la production de charbon de bois. On sait, par ailleurs, peu de choses de l'état véritable des riches récifs coralliens qui s'étendent autour de l'île. Historiquement, Haïti avait établi un système de zones protégées, mais l'instabilité politique et l'appauvrissement croissante de la population l'ont rendu inapte à remplir son rôle. Dix parcs naturels et deux vastes parcs nationaux ont quand même été créés, en grande partie pour protéger les bassins hydrographiques. Mais ils représentent moins de 1% du territoire national. La législation sur l'environnement qui avaient commencé à voir le jour à la fin des années quatre-vingt n'a jamais pu être appliquée et a succombé au chaos social du début de la décennie suivante. Malgré une très mauvaise situation écologique, Haïti a su conserver presque intacte sa biodiversité, qui se caractérise par près de 5 600 espèces botaniques, dont plus du tiers sont des spécimens endémiques. Le pays dispose d'un vaste potentiel touristique et agricole mais tous les espoirs sont fortement soumis à la stabilisation de la situation politique, au recul de la pauvreté, à l'augmentation du niveau d'instruction et à la mise en place d'une utilisation rationnelle des ressources.
La République Dominicaine est un pays montagneux, fertile, et aux précipitations abondantes. Recouvrant environ 80% du territoire, les montagnes s'orientent selon un axe Nord Ouest / Sud Est. Le pic Duarte demeure le sommet le plus élevé des Caraïbes insulaires ( 3 175 mètres ). Entre la cordillère Centrale et la cordillère Septentrionale, qui s'étend parallèlement au Nord, se trouve le bassin du Cibao, l'une des régions les plus fertiles et les mieux arrosées du pays. La plaine côtière, au Sud Est, est également fertile.
Les cours d'eau les plus importants sont le Yaque del Norte, le Yuna et le Camú au Nord, ainsi que le Yaque del Sur, le Ozama et le Río Soco au Sud. Le principal lac est le lac Enriquillo, aux eaux salées, d'une longueur de 43 kilomètres.
La République dominicaine a un climat de type tropical, tempéré par les vents d'est dominants. Des températures supérieures à 23 degrés Celsius sont enregistrées dans les plaines toute l'année. Pendant les mois d'été, les températures varient entre 27 degrés Celsius et 35 degrés Celsius dans ces régions. Il fait considérablement plus frais en altitude. La hauteur des précipitations annuelles s'élève à environ 1 525 mm d'eau, mais les régions montagneuses septentrionales reçoivent une humidité bien supérieure. La saison humide s'étend de juin à novembre. Des ouragans tropicaux balaient régulièrement la République Dominicaine.
Touchant principalement la forêt primaire, la déforestation s'effectue à un rythme annuel alarmant de 1,60 % . Elle est à l'origine des crues soudaines et de l'aggravation de l'érosion des sols. Les dépôts de limon entraîné par cette érosion provoquent l'étouffement des récifs coralliens, menacés de disparition. Près de 31,5 % de la superficie totale du pays est officiellement protégée mais le pays ne possède pas de structures institutionnelles et légales pour mener une gestion efficace de l'environnement.

CHANT ET PARADE NUPTIALE :

Le tarin de St Domingue émet des notes brèves et répétées son chant est mélodieux composé de trilles et de pépiements. En ce qui concerne la parade nuptiale aucune indication.

MUE ET MIGRATION:

Malheureusement et apparemment il n'existe aucune information sur la mue à l'état sauvage et en captivité du tarin de St Domingue. Cet oiseau est très rare comme oiseau d'agrément dans les pays de sa répartition et il n'a jamais été importé en Europe.
L'espèce ne migre pas, elle effectue juste des mouvements à différentes altitudes tout en restant dans son aire de répartition.

Copyrigth et droits d'auteur réservés D. PARC 17/11/04.