vendredi 18 février 2011

Tarin noir de Bolivie ( Carduelis atratus ) 1






Photo : P. Malburet




LE TARIN NOIR DE BOLIVIE
OU
CHARDONNERET NOIR

Nota : La classification de "chardonneret" n'est pas conforme, ceux sont des tarins pour preuve les dix neufs espèces de tarins existantes ont un mouvement typique des plumes de la calotte érectiles ce qui n'est pas le cas chez les chardonnerets. De plus les tarins ont des chants et des cris fort semblable en comparaison de ceux des chardonnerets.




Nom Scientifique : Carduelis atratus ou Spinus atratus.


Noms Vernaculaires : Français : Tarin noir de Bolivie, Chardonneret noir.
Bolivien : chayñita ou ch'ayñita
Portugais : Negrito Boliviano.
Anglais : Black siskin.
Allemand : Schawrz zeisig,  ou Schwarzzeisige
Italien : Negrito della Bolivia.
Néerlandais : Zwarte Sijs.
Espagnol : Negrito de Bolivia,
Chilien :  Jilguero negro, ,Cabecita negra obscuro.
Argentin : Negrillo.
Péruvien . Jilguerito.


Première description par LASFRENAYE et D'ORBINY en 1837, "atratus" qui signifie en latin : "noir". Ordre des passériformes, famille des fringillidés, sous famille des cardualinés, son espérance de vie est d'une moyenne de dix ans. Sa taille  moyenne est de ( 4,3/4 à 5 pouces ) comprise  entre douze centimètres et treize centimètres ( 12 cm et 13 cm ) . L’espèce est mono typique il n'existe pas de sous espèces, comme certains sites le suggèrent.


DESCRIPTION :

Photo : F. Dolset Asensio.

Le mâle : Il possède l'ensemble du corps presque entièrement noir, d'un noir brillant. Le bec est pointu de couleur gris perle foncé noir sur la mandibule supérieure et d'un ton jaunâtre sur la mandibule inférieure, malgré que l'on observe que certains mâles ont le bec entièrement noir. Le bas du ventre est brun noir virant sur la région anale au jaune vif. La queue est noire et fourchue avec les rectrices extérieures qui présentent une couleur jaune vif sur les 3/4 de leur longueur. Les rémiges sont noires avec la typique rayure de la barre alaire jaune avec certaines extrémités blanchâtres au bout des rémiges primaires. Les pattes sont brunes noirâtres avec les ongles noirs. Le dimorphisme sexuel n'est pas très évident si l'on observe pas les oiseaux de prés.
Vidéo d'un mâle : http://www.youtube.com/watch?v=CZOhzY7iFiE

Photo : F. Dolset Asensio

La femelle : Elle possède l'ensemble du corps brun noir. Le bec est pointu de couleur gris perle foncé noir sur la mandibule supérieure et d'un ton jaunâtre sur la mandibule inférieure, malgré que l'on observe que certaines femelles ont le bec entièrement noir. Le bas du ventre est brun noir virant sur la région anale au jaune pâle . La queue est brun noire et fourchue avec les rectrices extérieures qui présentent une couleur jaune pâle sur les 3/4 de leur longueur. Les rémiges sont noires avec la typique rayure de la barre alaire jaune pâle qui est plus petite que celle du mâle avec certaines extrémités blanchâtres au bout des rémiges primaires. Les pattes sont brunes noirâtres avec les ongles noirs.
Vidéo de la femelle : http://www.youtube.com/watch?v=83YEqmWx-Ok&feature=mfu_in_order&list=UL


Dessin de John Davies.

Copyrigth et droits d'auteurs réservés D. PARC 20/02/04.

Tarin noir de Bolivie ( Carduelis atratus ) 2




Photo : C. Laubscher














Photo : D.Parc












RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE ET SITUATION :


Le tarin noir de Bolivie vit à une altitude comprise entre 1700 mètres et 4800 mètres il est reparti dans le Centre du Pérou, dans l'Ouest, le Centre de la Bolivie, dans le Nord du Chili et l'Ouest de l'Argentine. Il se rencontre sur les plaines et hauts plateaux de la cordillère des Andes, on le trouve dans les zones herbeuses et rocailleuses à flancs de montagnes constituées de bosquets ainsi que dans les lisières de bois et les endroits ravinés et clairsemés. On l' observe aussi aux alentours des villages. Les forêts tropicales et naturelles de ces pays abritent une flore et une faune très riches, mais la déforestation continue car elle permet de dégager des terres pour l'agriculture et l'élevage ainsi que du bois d'œuvre tropical destiné à l'exportation. Un climat tempéré prédomine sur l'ensemble de ses pays, les températures moyennes varient entre 17 et 29 degrés Celsius en janvier et entre 2 et 15 degrés Celsius en juillet. On relève occasionnellement des températures largement supérieures près du tropique du Capricorne au Nord, avec des extrêmes pouvant atteindre jusqu'à 45 degrés Celsius. Les conditions climatiques sont généralement plus rudes en Bolivie et dans les Andes, qui connaissent les conditions climatiques propres aux régions de hautes altitudes +17° à + 20°  degrés en journée pour atteindre moins -22° la nuit  ( les températures baissant en moyenne de 1 degré Celsius tous les 150 m ). Egalement en Patagonie et dans le Sud du Chili. En revanche, dans la plupart des zones côtières, l'océan contribue à modérer les températures. Depuis quelques années l'espèce est en diminution du fait des captures en destination de l'Europe. On constate que sur les oiseaux importés seulement 10% survivent. Les principales causes de mortalité étant la capture, le stress, le transport, l'acclimatation et la coccidiose. ( Cet oiseau est extrêmement sensible à la coccidiose et développe un protozoaire" isospora atrata" déclenché par le stress). Concernant cette forte mortalité, cette espèce habite des régions assez élevées et inhospitalières. Elle est sans contact direct avec la civilisation et les espèces sauvages qui fréquentent les environnements domestiques, on peut supposer que cette espèce présente le même comportement immunologique que les indiens d'Amériques du Sud avant l'arrivée des premiers Conquistadores. Il semblerait d'après certains éleveurs que l'espèce souffre de la différence de pression atmosphérique suivant l'endroit ou elle est détenue par rapport à la pression atmosphérique des endroits ou elle vie. Seul la sélection naturelle des oiseaux les plus robustes en souche d'élevage pourra s'établir sans les problèmes immunologiques qui lui sont communs. Dans la nature on l'observe par couples ou en bandes avec le tarin à ventre jaune ( Carduelis xanthogastra ) ainsi qu'avec le tarin à croupion jaune ( Carduelis uropygialis )

Photo : Edith Polverini.


CHANT ET PARADE NUPTIALE :
Le tarin noir de Bolivie comme la plupart des tarins chante généralement les ailes pendantes en faisant apparaître ses barres alaires il se branche au sommet d'un buisson isolé et lance ses cris d'appels. Son chant est doux et flûté composé de gazouillis et de notes métalliques . Il effectue des vols nuptiaux en cercles ailes et queue écartées en faisant admirer les parties jaunes de son plumage.
vidéos de chant  :





MUE ET MIGRATION.


En captivité le tarin noir effectue sa mue de septembre à novembre. Les jeunes effectuent leur mue juvénile trois mois après leur naissance pour obtenir leurs couleurs définitives à six mois.
L'espèce ne migre pas, elle effectue juste des mouvements à différentes altitudes tout en restant dans son aire de répartition.
Copyrigth et droits d'auteur réservés D. PARC 20/02/04.

Tarin noir de Bolivie ( Carduelis atratus ) 3

Photo : Mutation Isabelle : José Perez Exposito.
Photo : Mutation dilué auteur : Inconnu



Photo : Mutation dilué. Auteur : Inconnu.






























Photo : Couple A. Mouton.

REPRODUCTION :


Le tarin noir de Bolivie se reproduit à partir du mois de mai, le nid est construit en hauteur d'un conifère ou d'un arbre, il peut être aussi camouflé à mis hauteur dans le feuillage d'un arbuste ou d'un buisson. Le nid est en forme de coupe d'un diamètre de neuf centimètres en moyenne et d'une profondeur de six centimètres. Il est fait d'herbe sèches, de racines pour sa partie extérieure. Sa partie intérieure est tapissée de bourre de laine, de crin et de duvet végétal. La ponte a lieu sept à huit jours après la fécondation, la femelle pond trois à cinq oeufs à fonds blancs rosâtres ou blancs bleuâtres tâchés de bruns ( dimensions :19 mm X 13 mm ) qu'elle couve quatorze jours. La femelle ne réchauffe plus ces jeunes entre le 10 ème et 12 ème jour après la naissance. Les jeunes quittent le nid vers le 15 ème jour. La femelle est nourrie par le mâle pendant la couvaison.


http://www.youtube.com/watch?v=YpZkzZMbDOM&feature=related


http://www.youtube.com/watch?v=avrnHTWjqSA


Photo : Fransciso Lucero


LA NOURRITURE :


A l'état sauvage le Tarin noir  se nourrit de graines de plusieurs variétés d'herbacées, de graines de fleurs, de chardons, de petits insectes et de baies sauvages il descend à même le sol pour ce nourrir et est souvent aperçu à bonne hauteur dans les arbres à prélever différentes semences et notamment celle des conifères. En captivité il faut lui fournir le mélange pour tarin composé de : 25% de semences de graminées; 15% de niger; 15% de graines de périlla; 10% de semences de laitues; 5% de semence de chicorée; 5% de graines de chardon; 4% de semences d'œnothère; 4% de semences sauvages; 4% de navette rouge; 3% de graines de sapin; 3% d'alpiste; 3% de panis jaune; 2% de millet jaune; 2% de graine de lin. Mais il faut lui fournir également des graines de Quinoa ( Chenopodium quinoa ) , des graines d'Amarante (Amaranthus hypochondriacus) et des graines de Canahua (Chenopodium pallidicaule) , ce sont ces trois graines essentielles dont il raffole et se nourrit a l’état sauvage . A l'époque de la reproduction, habituez les parents à consommer de la nourriture animale : œufs de fourmis, larves de pinky et vers de farine. De la pâtée d'élevage pour oiseaux indigènes composée d'oeufs de fourmis, de larves mexicaines, de vers buffalo, de graines de pins, de chardon et d'onagre enrichi de lysine et de méthionine. De la verdure, une à deux fois par semaine, pissenlit, mouron des oiseaux, et feuille d'endive ainsi que de la pomme ). Attention toutefois à distribuer la verdure avec parcimonie! Par contre vous pouvez donner du pissenlit frais ( 3 feuilles ) trois fois dans la journée, la mère en raffole pour ses petits une fois que ceux- ci ont atteint l'âge de quatre jours. On peut mettre dans le haut de la cage une branche de millet. Donnez des graines germées composées de navette, de niger, de froment, de dari, de milo, de cardi, de semences de laitues et de katjang idjoe, tous les deux jours, mélangées à la pâtée.




STATUT & CONSEILS :


Sauf erreur et après recherche, le tarin noir de Bolivie ne fait l'objet d'aucune annexe et de réglementation de CITES particulière . Seul le Pérou en permet la capture, car la Bolivie, l'Argentine et le Chili l'interdisent. Cette espèce est peu élevée vue sa rareté et la difficulté à s'acclimater ( 10% survivent plus de six mois ). Il est difficile à trouver à la vente en souche d'élevage. L'idéal étant d'acquérir des sujets nés en captivité. Les rares éleveurs sont les Espagnols, Hollandais, Belges, Allemands, Italiens et Français. Quoi qu'il en soit privilégiez toujours l'achat chez l' éleveur où vous pouvez observer de prés le ou les oiseaux dans leur environnement. Choisissez toujours des oiseaux bagués, bien en plumes à l'oeil vif et au plumage lisse et éclatant et bien en taille, n'hésitez pas à poser des questions sur la reproduction, la nourriture et la température de la pièce etc... Si possible faite vous céder un peu de nourriture afin de familiariser l'oiseau en mélangeant celle-ci avec votre mélange de graines, si celui-ci n'est pas le même. De plus l'éleveur doit vous fournir un certificat de cession lors de l'acquisition. En dernier lieu il est conseillé de s'attacher à conserver des souches pures, afin de permettre l'échange entre éleveurs pour éviter la consanguinité. On doit s'abstenir de l'hybrider ou de le métisser car, il est rare en souche d'élevage. De plus cet oiseau par croisement avec le canari n'a pour le moment toujours pas donné le canari noir comme ce fut le cas avec le tarin du Venezuela pour obtenir le canari rouge. Il existe cependant deux mutations dilué et Isabelle en toute logique l'agate et brun devrait bientôt faire leur apparition. Chez le tarin noir de Bolivie ces mutations ne sont pas  reconnues par la Commission Ornithologique Mondiale.


LE BAGUAGE :


On bague les jeunes entre le sixième et septième jour après la naissance, de préférence le soir. Les bagues utilisées sont du diamètre 2,7 mm. Vérifier les bagues dés le lendemain, la mère ayant tendance à les enlever.
Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm
Copyrigth et droits d'auteurs reservés D. PARC 20/02/04.

mardi 2 mars 2010

Tarin de Yarrell ( Carduelis yarrellii ) 1







Photos : P. Malburet ( Copyrigth ne peuvent être copiées et publiées qu'avec son autorisation ).

LE TARIN DE YARRELL OU CHARDONNERET DE YARRELL

Nota : La classification de "chardonneret" n'est pas conforme, ceux sont des tarins pour preuve les dix neufs espèces de tarins existantes ont un mouvement typique des plumes de la calotte érectiles ce qui n'est pas le cas chez les chardonnerets. De plus les tarins ont des chants et des cris fort semblable en comparaison de ceux des chardonnerets.

Nom Scientifique : Carduelis yarrellii ou Spinus yarrellii.

Noms Vernaculaires : Français : Tarin de yarrell, Chardonneret de yarrell.
Portugais : Pintassilgo baiano,Pintassilgo do nordeste, Pintassilgo coroinha.
Anglais : Yarrell's siskin, Yellow faced siskin.
Allemand : Yarrellzeisig. Italien : Cardinalino di yarrell, Lucherino di yarrell.
Néerlandais : Yarrells Sijse.
Espagnol : Cardenalito de Yarrell, Lúgano de Yarrell , Jilguero cara amarilla. Turupiali ou Liberal ( noms communs au Venezuela ).

Première description par AUDUBON en 1839 : il s'agissait d'oiseaux taxidermisés qu'il a étudié en Californie et dont il en a déduit que l'espèce venait de Californie. En fait les exemplaires qu'il a étudiés venaient de L'Orinoco et non de Californie et cette erreur s'est perpétuée avec d'autres auteurs qui l'ont cité dans les Spécimens de l'Académie des Sciences Naturelles de Philadelphie. Les exemplaires taxidermisés du Museum Canergie provenaient de Valencia ( Carabobo - Venezuela ). SCALTER a mené une étude pour démontrer que l'espèce a vraiment été indigène à l'Amérique du Sud et non pas à l' Amérique du Nord. En 1866, CABANIS a observé des spécimens de la région de Bahia au Brésil qu'il a décrits sous le nom de hypoxanta et qui ont été formellement placés sous la synonymie du Carduelis yarrellii par SHARPE en 1888. Capturé pour la première fois par le collecteur allemand Émile KAEMPFER vers les années 1920. Celui -ci a présenté pour la première fois au monde scientifique des oiseaux vivants et non taxidermisés provenant du Brésil pour le ( Muséum d'Histoire Naturelle Américain ). Ordre des passériformes, famille des fringillidés, sous-famille des cardualinés, son espérance de vie est d'une moyenne de dix ans. Sa taille est de 4 pouces, 3. Soit 10,9 centimètres.

Biométrie de l'oiseau : Chez le mâle. Le bec : 10 mm - 10, 5 mm ( moyenne 10,3 mm ). L'aile : 59 mm - 66 mm (moyenne 63 mm ). Le tarse : 12 mm - 13 mm ( moyenne 12,5 mm ). la queue : 35 mm - 41 mm ( moyenne 38.5 mm ). Chez la femelle. Le bec : 9,5 mm - 10, 5 mm ( moyenne 10 mm ). L'aile : 59 mm - 62 mm ( moyenne 60,5 mm ). Le tarse : 13 mm - 13,5 mm ( moyenne 13 mm ). La queue : 35 mm - 38 mm ( moyenne 36.5 mm ). Spécimens examinés au Brésil : 15 à Bahia , 2 à Pernambuco, 1 à Cearà et 4 en région non déterminée, soit un total de 22. Spécimens examinés au Venezuela : 28 à Carabobo, Hacienda el Trompillo.

Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm

Copyrigth et droits d'auteur reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03.

Tarin de Yarrell ( Carduelis yarrellii ) 2

Photo : J. H. Rein ( femelle ) .
Photo : C. Laubscher ( male ) .

DESCRIPTION :
Le mâle possède la tête jaune couverte sur le dessus d'une calotte noire, d'un noir brillant. Le bec est pointu de couleur gris perle foncé noir sur la mandibule supérieure et d'un gris perle plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine est d'un jaune intense et les flancs tirent sur le vert, le dos et les scapulaires sont vert sombre, le bas du dos et le croupion sont jaunes et la queue est noire. Les rémiges sont noires avec la typique rayure de la barre alaire jaune. Les moyennes couvertures sont vert olive avec les extrémités jaunes. Les pattes sont brunes foncées avec les ongles gris perle. Le dimorphisme sexuel se voit facilement avec la calotte noire du mâle.
La femelle possède la tête jaune jusqu'à la nuque, la calotte noire est inexistante. Le bec est pointu de couleur gris perle foncé sur la mandibule supérieure et d'un gris perle plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine est légèrement teintée de vert jusqu'à la partie supérieure du ventre. La partie inférieure de la poitrine est jaune. Le dos et les scapulaires sont d'un vert olive. Le bas du dos et le croupion sont jaune pâle, la queue est noire. Les rémiges sont noires avec la typique rayure de la barre alaire jaune. Les moyennes couvertures sont vert olive sombre avec les bouts d'un jaune pâle. Les pattes sont brunes foncées avec les ongles gris perle.

STATUT & CONSEILS :
Le tarin De Yarrell fait partie de l'Annexe " II " des espèces menacées de la Convention de Washington, (CITES ; Convention sur le commerce international des espèces menacées) et de l'annexe "B" . Règlement de la Communauté Européenne N° 338/97 du 9 décembre 1996). Règlement (CE) nº 939/97 de la Commission du 26 mai 1997 portant modalités d'application du règlement (CE) nº 338/97 du Conseil relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce . Cette espèce n'est désormais plus importée et est protégée au Brésil car maintenant ses effectifs sont fragiles aux risque de subir le même sort dans la nature que le tarin rouge du Venezuela. Cette espèce est peu élevée vue sa rareté et difficile à trouver à la vente, mais il existe quand même des souches d'élevage. Les rares éleveurs sont Italiens, Belges, Allemands et Français. Quoi qu'il en soit privilégiez toujours l'achat chez l' éleveur où vous pouvez observer de prés le ou les oiseaux dans leur environnement. Choisissez toujours des oiseaux bagués, bien en plumes à l'oeil vif et au plumage lisse et éclatant et bien en taille, n'hésitez pas à poser des questions sur la reproduction, la nourriture et la température de la pièce etc... Si possible faite vous céder un peu de nourriture afin de familiariser l'oiseau en mélangeant celle-ci avec votre mélange de graines, si celui-ci n'est pas le même. De plus l'éleveur doit vous fournir un certificat de cession lors de l'acquisition. En dernier lieu il est conseillé de s'attacher à conserver des souches pures, afin de permettre l'échange entre éleveurs pour éviter la consanguinité car il est désormais impossible de réintroduire des souches sauvages dans les souches d'élevage. On doit s'abstenir de l'hybrider ou de le métisser car, au risque de se répéter , il est très rare en souche d'élevage.

LE BAGUAGE :
On bague les jeunes entre le cinquième et le sixième jour après la naissance, de préférence le soir. Les bagues utilisées sont du diamètre 2,7 mm. Vérifier les bagues dés le lendemain, la mère ayant tendance à les enlever. Au Brésil les oiseaux sont bagués au diamètre 2,4 mm.
Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm

Copyrigth et droits d'auteur reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03

Tarin de Yarrell ( Carduelis yarrellii ) 3

Copyrigth et droits d'auteurs reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03





Photos: Tarin de Yarrell ( Type "Zorro" ) Olavo Nogueira Neto .



RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE ET SITUATION AU BRÉSIL :
Le tarin de Yarrell vit à une altitude qui approche les cinq cent mètres dans le Nord Est du Brésil,( au Cearà, Piauí, Paraiba, et Pernambuco, Rio Grande do Norte, Alagoas, Sergipe et le Nord Nord Ouest de Bahia dans les végétations de caatinga ( végétation d'épineux et de cactées ) et cerrado ( végétation couverte et drue ), transition entre les deux écosystèmes. Quelques individus aperçus dans le Nord du Venezuela dans la région centrale ( Carabobo, Portuguesa et Cojedes ), dans le Nord Est (Anzoategui et Monagas ). Population séparée de 400 kilomètres où ils vivent à une altitude moyenne de quatre cents mètres. L'existence du tarin de Yarrell tant dans le Nord Est Brésilien que dans le Nord - Nord Est Vénézuélien ( Population séparée de 4000 kilomètres ), semble vérifiée par l'extension continue de l'écosystème de la caatinga ou les paysages correspondants du Nord Est du Brésil jusqu'au Venezuela, dans les périodes arides du pléistocène, secteur qui venait à être interrompu par les embouchures de L'Orénoque et de L'Amazone. L'hypothèse de A. Altman que quelques individus aperçus au Venezuela sont sans doute échappés de captivité ne peut pas être considérée. Dû au nombre inconsidéré de captures et aux trafics internes qui existent dans son pays, l'espèce est en voie de disparition, aujourd'hui elle est totalement protégée au Brésil. Son exportation y est interdite. ( Le trafic d'oiseaux au Brésil est traité avec la même rigueur que le trafic de drogue ). De plus, autrefois les tarins yarrell étaient taxidermisés à des fins décoratives pour être exportés vers l'Europe, ce qui a contribué à sa raréfaction. Après renseignement il semble peu probable que sur les marchés au Brésil on puisse ou on ait pu voir à la vente plus de huit cent tarins par semaine car l'espèce n'aurait pas survécue. Le risque de disparition de l'espèce est associé à son petit secteur de dispersion ainsi qu'a l'utilisation de ce même secteur par une agriculture intensive.


REPARTITION ET SITUATION GEOGRAPHIQUE AU VENEZUELA :

Au Venezuela malheureusement la population de tarin de yarrell dans le Nord Est est en train de s'éteindre et est sérieusement menacée dans le Nord Ouest. Le facteur qui a le plus influencé l'extinction de l'espèce dans le centre du Venezuela a été la fumigation pour combattre l'insecte émetteur de la maladie de Chagas. Peut être le métissage naturel avec le Carduelis spinescens ( Tarin des Andes ) pourra donner une survie à l'espèce dans cette région du Nord. On croit que le tarin de Yarrell s'est développé par la descendance de la branche du tarin des Andes qui a été isolée géographiquement et cette branche, ainsi que le Carduelis cucullatus ( Tarin rouge du Venezuela ) ont pu vivre dans un environnement non naturel pour les tarins ( pays secs et arides ). L'éminent ornithologue Vénézuélien le Docteur Carlos Ortega dit : "en Plus, dans les Andes Vénézuéliennes nous trouvons le tarin des Andes qui n'a rien à voir et qui est pratiquement le même que le tarin de Yarrell; il se trouve dans une végétation plus exubérante, il souffre de mutations dans la couleur de son plumage pour se mimétiser dans l'environnement".Ce point de vue est défendu par d'autres ornithologues ( Hellmayr, Sick ), avis non partagés par d'autres ( Pint, Meyer de Schauensee, Ridgely et Tudor ). La réalité est que la similitude entre le tarin de Yarrell et le tarin des Andes est incontestée.
Le tarin de Yarrell se métisse dans la nature avec le Carduelis magellanica alleni, dans la région Sud du Piauí et au Nord- Nord Ouest de Bahia. Avec l'avance de l'agriculture ( défrichage ) dans cette région du Cerrado, les Carduelis magellanica alléni sont poussés vers le Nord dans la direction de la caatinga, causant ainsi la rencontre des espèces. Il fait peu de doute qu'un autre type de tarins de Yarrell ( métis certainement dans divers degrés de sang ) appelés "Zorro", appelation dûe aux masques noirs qu'ils portent et qui descendent jusque sous les yeux comme le célèbre bandit Zorro soit le résultat de l'incorporation des gènes des Carduelis magellanica alleni avec ceux du tarin de yarrell.( Deux exemplaires attrapés par un ornithologue à Uruçui - Una dans la région de Piauí ). Il existe aussi un autre type appelé "chapinha" qui présente seulement une très petite calotte noire sur la tête , semblable au tarin des aulnes mais sans bavette : dans ce cas l'évidence de la mutation naturelle est raisonnable.



Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm


Copyrigth et droits d'auteurs reservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03

Tarin de yarrell ( Carduelis yarrellii ) 4

Photo : C. Laubscher
Photo : H. J. Rein

CHANT ET PARADE NUPTIALE :
Le tarin de yarrell est extrêmement territorial et agressif comparé aux autres tarins. Il chante généralement les ailes pendantes comme la plupart des tarins et ne tolère en aucun cas la présence d'autres spinus sur son territoire. Les femelles et les juvéniles vivent la plupart du temps en groupe, excepté lors des accouplements. Les tarins mâles adultes montent la garde sur leur territoire.Le mâle se perche à vue au sommet des branches supérieures d'où il domine son territoire ( d'une moyenne de 700 mètres carrés; on suppose que les dimensions de la surface de son territoire sont en rapport au peu de quantité d'aliment disponible, rappelons qu'il habite un pays aride ). Il lance constamment des cris d'avertissement pour signaler sa présence et effectue des vols nuptiaux en cercle, ailes et queue écartées. Si un autre tarin pénètre dans son territoire, il s'envole à sa rencontre et entonne son chant nuptial comme avertissement .Ces ailes sont alors pendantes et les plumes de la tête hérissées. Si l'intrus persiste sur son territoire il s'ensuit une lutte effrénée sur le lieu. Ces petites escarmouches sont observées au début de la saison de reproduction. Une fois les couples formés, les mâles se limitent alors à défendre leur territoire seulement par le chant.L'appel est un "dja - a, dsuai". Le cri est un "djey, djey " répété. En volant "djat - djat". Le chant est doux, ( en aucun cas métallique ), mélodieux et soutenu avec des gazouillis fins, variés et des progressions très rapides. Les couplets sont longs avec des notes brèves et de fréquentes répétitions. C'est un infatigable chanteur, il est capable de chanter pendant cinq minutes sans s'arrêter " dja-a, dsuai,djey,djey, tswee, tseet- tseet, tseet-weet, tseet-weet- a weeta, tseet-weet, tseet- tseet". Il possède l'un des plus beaux chants parmi les tarins avec celui du tarin de magellan magellanica.

MUE ET MIGRATION :En captivité au Brésil, le tarin de Yarrell effectue sa mue de fin juillet à septembre. Les jeunes effectuent leur mue juvénile trois mois après leur naissance; seules changent les plumes de la tête, de la poitrine et de l'abdomen. A cet âge on peut différencier les mâles des femelles car les premières plumes noires apparaissent sur la tête . Celles - ci sont appelées au Brésil "pintoés". Le jeune mâle n'acquérra le marquage typique sur la tête et ses couleurs définitives qu'au bout de six mois. Au second printemps les jeunes mâles territoriaux arborent leurs couleurs d'adulte. L'espèce ne migre pas, elle se cantonne dans son aire de répartition.
Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm

Copyrigth et droits d'auteur réservés D. PARC & R. IMBASSAHY 31/07/03.