samedi 10 octobre 2009

Tarin du Venezuela ( Carduelis cucullata ) 1

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Idée Cadeau, , Monographie des Fringilles de Michel Otttaviani ( Disponible aux Editions Prin ) Prix : 45 E + 5. 85 E de frais de Port pour l'Union Europénne.


Copyrigth et droits d'auteur reservés D. PARC 10/11/02.





Ces deux photos sont la propriété de M. Pierre Malburet et ne peuvent être reproduites sans son accord.


LE TARIN DU VENEZUELA OU CHARDONNERET ROUGE


Nom Scientifique : Carduelis cucullata ou Spinus cucullatus


Noms Vernaculaires :

Français : Tarin rouge du Venezuela, Chardonneret Rouge

Anglais : Red siskin

Espagnol : Cardenalito
Italien : Cardinalino del Venezuela

Portugais : Pintassilgo da Venezuela
Allemand : Kapuzenzeisig

Pays Bas : Kapoetsensijs
Danois : Gronsisken


Ce petit " Prince des Tarins " fut décrit par SWAINSON en 1820, importé pour la première fois en Europe par un Allemand au XIX Siècle. Ordre des passériformes, famille des fringillidés, sous-famille des cardualinés, son espérance de vie est en moyenne de dix ans. Sa taille moyenne est de 4 pouces soit dix centimétres deux ( 10,2 cm ). Les premiers tarins rouge du Venezuela importés en Europe l'on été par un allemand M. Carl HAGENBECK vers 1870. Les premieres reproduction en élevage ont eu lieu également en Allemagne chez le Docteur RUSS en 1912.


DESCRIPTION :


Le mâle possède toute la tête noire, d’un noir brillant jusqu’à la gorge; le bec est pointu de couleur gris perle foncé noir sur la mandibule supérieure et d’un gris perle plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine et les flancs sont d’un rouge orange intense, le dos et les scapulaires sont rouges sombres, le bas du dos et le croupion sont rouge pâle, la zone ventrale est blanche et la queue est noire. Les rémiges sont brun noir avec les bouts gris. Les moyennes couvertures sont noires avec les extrémités rouges. Les pattes sont brunes et foncées avec les ongles gris perle. Le dimorphisme sexuel par ces couleurs tranche de manière très nette.


La femelle possède la tête grise jusqu'au cou, elle est gris pâle. ( chez les femelles plus âgées la nuque, le front, la couronne sont d’un gris plus foncé ). Le bec est pointu de couleur gris perle foncé sur la mandibule supérieure et de couileur gris perle plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine est légèrement teintée de rouge orange jusqu’à la partie supérieure du ventre. La partie inférieure de la poitrine est blanchâtre. Le dos et les scapulaires sont d’un gris clair pigmenté de points sombres et teintés de rouge orange. Le bas du dos et le croupion sont rouge pâle, la queue est brun noir. Les rémiges sont brun noir avec les bouts blanchâtres. Les moyennes couvertures sont noires avec les bouts oranges. Les pattes sont brunes et foncées avec les ongles gris perle.


Les descriptions du mâle et de la femelle ci- dessus sont les caractéristiques du tarin rouge en souche pure. Malheureusement cette espèce en souche d'élevage continue de subir des croisements inconsidérés avec le tarin de magellan et le tarin des aulnes, au risque de détruire l'espèce par des apports génétiques étrangers non contrôlés ce qui a pour origine maintenant de donner des oiseaux avec la morphologie du tarin de magellan et du tarin des aulnes, avec des sujets de taille trop grande, des têtes plates, des masques trop importants plongeant en pointe et trop bas sur la nuque, des miroirs alaires trop larges et trop longs, et surtout des pattes et des ongles de couleur chair.

NOTA : d'après des observations d'ornithologues Vénézuéliens il y a deux types de tarins rouge à l'état sauvage qui peuvent se différencier par leur taille et leur couleur. Ceux de la partie Orientale du Venezuela sont plus grands , ils mesurent pour les mâles en moyenne entre 10,4 cm et 10,8 cm contre 10 cm pour les autres observés dans le reste du pays. De plus dans la couleur, le lipochrome rouge de ces oiseaux présente un ton de couleur bronze intense. D'après les observations, cela ne provient pas de la différence de nourriture mais plutôt d'un héritage génétique. Un autre ornithologue Vénézuélien observe que la couleur du tarin rouge peut varier d'une zone à l'autre du pays mais pour lui on peut l'attribuer à la différence d'alimentation. Certains oiseaux sont d'un rouge cramoisi et d'autre d'un rouge cuivre. Également il note différents appels chez les mâles et les femelles entre les différentes populations de tarins rouge. Le chant peut aussi varier d'une région à l'autre mais reste toujours d'une souche propre aux tarins. On observe aussi, sur l'ensemble du pays et sur un prélèvement de 100 mâles, que 20% ont le noir de la tête formant un cercle parfait au niveau du cou et 80% ont le noir de la tête formant un petit V devant au niveau du cou. D'après un ami, éleveur brésilien le cercle parfait autour du cou est récessif. Le petit V au devant du cou est le caractère dominant.


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Tarin du Venezuela ( Carduelis cucullata ) 2


Photo : D. PARC

Le Venezuela est limité au Nord par la mer des Caraïbes, au Nord Est par l'océan Atlantique, à l'Est par le Guyana, au Sud par le Brésil, et au Sud Ouest et à l'Ouest par la Colombie. Le climat Vénézuélien est un climat tropical chaud et humide. Il est tempéré par l'altitude dans les régions montagneuses. La température au Venezuela se situe durant toute l’année entre vingt et trente et un degrés Celsius, l’humidité y est en moyenne d’un taux de soixante pour cent et les précipitations atteignent une moyenne de 800 mm d'eau part an.Le tarin du Venezuela vit dans les zones sèches herbeuses et rocailleuses constituées de bosquets d’épineux et de cactus ainsi que dans les lisières des bois. On le trouve dans le Nord du Venezuela, le Nord Est de la Colombie, sur les îles de Monos et Gasparee et ce jusqu'à des altitudes qui frôlent les mille sept cents mètres. On l'observe également de passage sur les îles de Trinidad et Tobago, qui sont situées à une quinzaine de kilomètres du Venezuela. Egalement quelques individus à Cuba, sans doute échappés de captivité. On retrouve aussi l’espèce à Porto Rico où elle a été introduite en 1920 et 1930.On estime sa population à l’état sauvage à un minimum de six cent à huit cent oiseaux, quatre mille pour les plus optimistes. Mais ces estimations datent de plusieurs années ; il n’y aurait d’après les dires de différents auteurs sur le tarin, qu'entre huit cent et six mille exemplaires à l’état sauvage. Mais aux dernières nouvelles il est très difficile d'évaluer le nombre d'individus qui vivent à l'état sauvage car aucune étude sérieuse n'est menée sur ces oiseaux . Approximativement sa population se situerait aux alentours de deux mille oiseaux. Il est classé en liste rouge des espèces menacées par l'ICBP ( International Council for Birds Préservation ). Si le trafic international est devenu marginal en raison de l'importance de l'élevage, les captures locales se poursuivent car ce tarin est très populaire comme oiseau de cage ( comme le chardonneret élégant autrefois chez nous ). Les autorités Vénézuéliennes surveillent le marché noir car la majeur partie des oiseaux qui sortent ou sortiraient le font en direction de Curaçao, île d'où ils peuvent partir en direction de la communauté économique Européenne. Mais hélas la corruption et le marché noir existent toujours, en contre partie aucune mesure n'est prise par les autorités pour protéger l'espèce. Un programme de réintroduction de l'espèce conduit par un Américain n'a pu être mené à bien faute d'avoir l'assurance que les territoires de relâches seraient protégés. De plus, en dépit des mesures pour la protection de la forêt tropicale vénézuélienne, celle-ci n'est pas épargnée : plus de 2.5 millions d'hectares de forêt on été rasés entre 1990 et 1995 et l'exploitation minière et forestière continue . Toujours est-il que l’espèce sauvage est menacée et est sans doute vouée à l'extinction. Il est relativement difficile à rencontrer dans son milieu naturel du fait qu’il est dispersé dans différentes zones et se déplace en petit groupe. Il peut parcourir par jour jusqu’a cinquante kilomètres. Actuellement il est observé par couple ou par individu.Par bonheur pour l'espèce, une population de tarins rouge assez importante a été découverte au cours de l'année 2000 au Guyana par un ornithologue Américain et son équipe : peut-être que cette population permettra d'assurer la survie de l'espèce. ( l'American Bird Conservancy, le Conservation International, l'American Federation of Aviculturalists, et National Aviary travaillent ensemble pour son avenir ).Cette information n'a été publiée qu' au cours de l'été 2003.
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Tarin du Venezuela ( Carduelis cucullata ) 3



Photo et dessin : D. PARC

REPRODUCTION :A l’état sauvage, le nid est construit de mars à avril et d’août à septembre dans la fourche d’un arbre bien camouflé dans le haut du feuillage ou dans un buisson, mais aussi dans les arbres ou pousse la plante ( Tillandsia usneoides ) appelé au Venezuela " Barba de palo " dont voici un dessin ci dessus.Le nid est en forme de coupe d’un diamètre de dix centimètres en moyenne. Il est fait d’herbe sèches, de mousse et de racines pour sa partie extérieure. Sa partie intérieure est tapissée de bourre et de duvet végétal. La ponte a lieu sept à huit jours après la fécondation : la femelle pond trois à quatre oeufs blanc rosâtre tachés de brun roux au niveau de la poche à air ou gros bout ( dimensions moyennes : 16,5 mm X 12,2 mm ) qu’elle couve douze à treize jours. La femelle quitte le nid entre le troisième et le cinquième jour après la naissance des jeunes, les journées et les nuits à ces époques étant relativement chaudes dans son pays d’origine. La femelle est nourrie par le mâle pendant la couvaison.En captivité, le tarin du Venezuela se reproduit d’avril à mai et de juillet à août. Lors de l'accouplement la femelle s'accroupit sur le perchoir, fait trembloter ses ailes tout en les abaissant, relève la tête et soulève ses plumes de queue pour l'accouplement et lance des "tee". Il m'est arrivé d'observer un mâle tarin rouge qui prenait cette posture immédiatement après s'être accouplé avec une femelle canari ( posture extatique ) et j'ai pu observer également à une copulation inversée ( c'est à dire que la femelle monte sur le mâle ). Il est fortement déconseillé de déranger la femelle pendant la couvaison : Il peut arriver pendant la période d'élevage que la femelle tarin abandonne ses petits, soit aussitôt après l'éclosion, soit quelques jours après. Ceci peut provenir du fait qu'elle soit malade ( perte des plumes derrière la tête : mue partielle ), d'une préparation incomplète avant l'accouplement, de fatigue ou d'épuisement, de crainte mais le plus souvent d'un manque de tranquillité. Ou encore parce que c'est une jeune femelle et que c'est sa première année de reproduction. Enfin à cause de trop de consanguinité chez les parents entraînant la mort des petits. La femelle en couvée est très craintive, anxieuse et très attentive, elle observe tout ce qui se passe autour d'elle. Elle adore la tranquillité. Il faut que les oiseaux soient placés dans un endroit tranquille à l'abri de mouvements humains et d'absence de bruits autour d'eux. Pendant la période d'élevage il faut les déranger le moins possible leur donner à manger et à boire dans le court de la journée et s'abstenir d'aller les voir pour n'importe quelques prétextes jusqu'au lendemain matin. Comme vous pourrez le constater elle ne donnera jamais la becquée à ses petits devant vous. Il arrive aussi que la mère tarin abandonne ses petits ou les nourrisse mal sans explications et sans que la faute en incombe à l'éleveur. En général le tarin peut se reproduire à partir de l'âge de dix à onze mois, mais il arrive souvent qu'il faille attendre la deuxième année. Le nid est exposé dans la partie la plus éclairée de la cage, camouflé avec des branches de sapin de Noël synthétiques ( ceci n'est pas systématique, un éleveur chevronné m'a dit qu'il laisse à ses femelles le choix entre le nid découvert et le nid masqué : elles choisissent presque toujours le nid découvert ). Il faut utiliser un nid de neuf centimètres de diamètre et assez profond, fournir aux oiseaux de la fibre de coco, du sisal, des fleurs de pampas, des fils de toile de jute et un peu de coton naturel. La température du local doit être comprise entre vingt et un et vingt cinq degrés celsius et l’humidité de l’air doit être d'au moins de 60%.( Si l'hygrométrie est trop basse l' oisillon a du mal à briser la coquille, ou ne la brise pas du tout et meurt dans l'oeuf, si l'hygrométrie est trop importante l'oisillon grandit trop vite et ne peut se retourner dans l'oeuf et fini par mourir également. Si l'hygrométrie est correcte la membrane reste souple et l'oisillon brise sa coquille sans difficultés. La veille de l'éclosion vaporisez un peu d'eau sur les oeufs au moment ou vous changer les graines et que la femelle quitte le nid pour s'alimenter ). L’hiver le tarin supporte mal les températures inférieures à quinze degrés Celsius. Certaines femelles ne commencent à couver qu'après le ponte du quatrième œuf, d'autres le font à la ponte du premier œuf, aussi peut-on remplacer les oeufs les trois premiers jours de la ponte par des œufs factices. On prélève les oeufs dans le nid avec une petite cuillère de dosage de lait en poudre pour bébé afin de ne pas risquer de les casser, ensuite on remet les œufs après la ponte du quatrième œuf. En captivité dés la naissance des jeunes la femelle en général, mange les coquilles d'oeufs sans doute plus pour camoufler aux yeux des humains la naissance des ses jeunes que par manque de calcium car elle dispose à volonté d'os de seiche et de sable. Il arrive aussi qu'elle en mange qu'une partie et que l'on retrouve des restes de coquilles au fond de la cage. La propreté du nid par la femelle se fait en général jusqu'au 9 ème jour c'est à dire qu'elle mange encore les fientes de ces jeunes, malgré que ceux-ci les expulsent à l'extérieur du nid. Si la femelle quitte le nid trois à cinq jours après la naissance des jeunes, il est recommandé de posséder un réchauffeur de nid. De toute manière lors de l’incubation et l’élevage des jeunes dérangez le moins possible vos oiseaux. En général la femelle ne réchauffe plus ces jeunes à partir du 7 éme jour, aussi il est important que la température ne descende pas en dessous de vingt et un degrés celsius. Les jeunes sortent du nid le 16 ème jour et sont sevrés vers le 37 ème jour.Les jeunes détestent être pris dans les mains à peine sorti du nid, ils poussent des cris très agressifs. Evitez de déranger les jeunes au nid sinon ils le quittent plutôt que prévu.
Aspect Physiologique de la reproduction : Lors de l'accouplement les deux cloaques du mâle et de la femelle rentrent en contact. L'organe reproducteur du mâle s'évagine pour former un tube et rentre en contact avec celui de la femelle de la même façon. Le mâle possèdent deux testicules avec deux canaux pour l'expulsion des spermatozoïdes. Ceux ci remontent l'oviducte pour féconder les ovules dans l'ovaire. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, chez le mâle la production de spermatozoïdes n'est effective qu'une fois que le mâle à été mis en condition de reproduire du fait de l'allongement de la photopériode , de l'augmentation de température et de la présence de la femelle. Chez la femelle il n'y a que l'ovaire gauche de fonctionnel, l'ovaire droit étant hors de fonction. Les ovaires ont la forme de grappes de raisin. Les ovules mûrissent à la période de reproduction et aboutissent à la ponte du fait de l'allongement de la photopériode , de l'augmentation de température ( ainsi que par la présence du mâle et de son chant. Ce dernier fait étant aléatoire puisque la femelle peut pondre sans la présence de mâle ). Lorsque l'ovule mure tombe dans le pavillon pour se transformer le long de son parcours dans l'oviducte et ressortir en un oeuf. La femelle rentrent en période d'excitation se met à faire son nid et appelle le mâle. L'ovule mure fécondé tombe dans le pavillon, il est constitué de vitellus ( le jaune ) dans l'infundibulum partie supérieur de l'oviducte il s'entoure de différentes couches d'albumine. Au niveau de l'isthme la membrane coquillière se forme, elle est constituée de deux membranes qui se séparent au niveau de gros bout de l'oeuf pour former la poche à air. Arrivé dans l'utérus ( la chambre coquillière ) la coquille de l'oeuf se forme et se pigmente ( entre dix et vingt heures ). L'oeuf traverse le cloaque et est déposé dans le nid. La coquille est criblée de pores minuscules pour faciliter les échanges gazeux. On peut savoir si les oeufs sont fécondés au bout de 6 jours, leurs couleurs est bleu rosé et brillants. Lorsque sur certains oeufs vous apercevez très nettement la poche à air ne les enlever pas, ils sont quand même très souvent fécondés.
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Tarin du Venezuela ( Carduelis cucullata ) 4



Photo : http://www.cardinalini/.net Male Mutant Double dilué


MUTATIONS
Avant propos : Au risque de choquer il faut quand même en parler : Il ne s'agit pas de mutations au sens biologique et scientifique du terme, mais de transferts de caractères de modification par le biais du métissage avec une autre espèce, en l'occurrence le tarin des aulnes ( Carduelis spinus ) mais aussi hélas par les apports antérieurs du tarin de Magellan ( Carduelis magellanica ). Sans doute pour donner de la taille à leur oiseaux, procédé utilisé par certains éleveurs. Bien que mentionné en classement UOF ( un classement s'inscrit dans le temps ), ces prétendus "mutants" ne sont en réalité que des métis, car ils sont très éloignés dans le dessin et dans la morphologie du tarin rouge ( Carduelis cucullata ) originel. Tout le travail reste à faire. Encore faudrait-il qu'il soit mené avec un maximum de rigueur ce qui n'est absolument pas le cas. Tout ce passe dans l'anarchie la plus complète, le principal souci de ceux qui pratiquent cet élevage étant en réalité l'intérêt pécuniaire ( faire un maximum de fric! ). Il faudrait avant tout définir une déontologie en établissant des programmes et surtout conserver des lignées génétiquement pures en tarin rouge classique, faute de voir disparaître à tout jamais cette espèce si attachante pour n'avoir pas su faire preuve de rationalisme et de sérieux. La réserve génétique sauvage est très limitée et cette espèce est vouée à la disparition dans son milieu naturel à brève échéance. On se doit de multiplier et de pérenniser cette espèce dont l'homme est responsable de son déclin dans la nature, de façon direct ou indirect. Ceci afin d'essayer de la réintroduire peut-être dans son pays d'origine.Les mutations ont été accentuées du fait qu'avec la législation les éleveurs étaient dans l'incapacité d'élever leur jeunes en phénotype sauvage en surplus ( à moins de posséder un certificat de capacité ). Ils se sont réfugiés dans les mutations qui en tant que créations humaines échappaient à la réglementation.( Cela n'est plus le cas desormais le tarin rouge en phenotype sauvage est libre de détention ).
Il existe différentes "mutations" du tarin du Venezuela :
les bruns, les agates, les isabelles, les rubis et les dilués et plus récemment les topazes. Le pastel existe également mais trés rare.
Les bruns et les agates : la transmission est récessive, liée au sexe.
Les isabelles : se constituent à partir d’un oiseau agate et d’un autre brun, la transmission est récessive, liée au sexe.
Les rubis : un oiseau présentant les yeux rouges, sa transmission est récessive. Les pastels : La transmission est recessive, liées au sexe en comparaison des dilués.
Les dilués : la transmission est dominante, un oiseau dilué avec un normal donne des dilués et des normaux. Les dilués entre eux donnent des doubles dilués.( Couleurs très claires, les jeunes doubles dilués possedent pendant les 4 premiers jours de vie au nid les yeux rouges). Il semble d'après certains éleveurs que les dilués soient plus prolifiques et plus robustes que les autres "mutants ".
Les éleveurs Brésiliens ont obtenu depuis peu une nouvelle mutation : "Le Tarin à Menton Rouge ".
L'oiseau dans sa posture ressemble au Carduelis sinica ou au Carduelis ambigua ( verdier de chine ou verdier à tête noire ) mais avec la taille et les caractéristiques du Tarin rouge du Venezuela dans le plumage, sauf au niveau de la tête :"Le front, le vertex, l'occiput et les cotés de la tête sont noir sauf le menton et la gorge qui sont rouge". De plus ce tarin serait un excellent chanteur. Cette mutation a été obtenue également avec le tarin des aulnes en 4 ème génération .
TABLEAU DES ACCOUPLEMENTS DANS LES DIFFÉRENTES "
MUTATIONS "m : désigne le mâle, f : désigne la femelle, § désigne le porteur ( dans le tableau on désigne pour les accouplements d'abord le mâle puis la femelle)
Normaux X Normaux = 100% de Normaux
Brun X Brun = 100% de Brun
Agate X Agate = 100% d'Agate
Dilué X Dilué = 25% de Normaux, 50% de dilué et 250% de Double dilué
Brun X Normaux = 50% de m Normaux § de Brun...............................= 50 % de f Brune
Double Dilué X Normaux = 100% de Dilué
Dilué X Normaux = 50% de Dilué et 50% de Normaux
Agate X Normaux = 50% de m Normaux § d'Agate...............................= 50% de f Agate
Normaux § d'agate X Agate = 25% de m Agate.............= 25% de f Normaux.........= 25% de f Agate ................................= 25% de m Normaux § d'Agate
Agate X Brun = 50% de m Normaux § d'Agate et de Brun (Appelé mâle Passe partout)..........................= 50% de f Agate
Mâle passe partout X Agate = 50% de m..= 12.5% de f Normaux .=12.5% de f Brune............................= 12.5% de f Agate............= 12.5% de f Isabelle
Isabelle X Agate = 50% de m Agate § d'Isabelle .......= 50% de f Isabelle
Agate X Isabelle = 50% de m Agate § d'Isabelle .......= 50% de f Agate
Agate § Isabelle X Isabelle = 25% de m Agate § Isabelle .............= 25 % de m Isabelle.............................= 25% de f Agate..................................=25% de f Isabelle
Agate § Isabelle X Agate = 25% de m Agate § Isabelle ................= 25 % de m Agate.............................= 25% de f Agate..................................................= 2 5% de f Isabelle
Topaze X Topaze = 100% Topaze
Topaze X Normaux = 50% de m normaux § de Topaze et 50% de f normaux § de Topaze

"Copyrigth et droits d'auteur reservés D. PARC 10/11/2002".

STANDART DU TARIN DU VENEZUELA

CARACTÉRISTIQUES DU MÂLE EN PHÉNOTYPE SAUVAGE :

La forme : la tête doit être bien ronde avec les yeux situés dans l'axe du corps. Le noir doit être bien délimité de l'occiput à la gorge sans dents de scie. Le dos doit être bien droit, la poitrine doit être arrondie, ni plate ni saillante et le ventre doit posséder une belle courbure. Les ailes doivent bien coller au corps et doivent se rejoindre exactement sur la ligne médiane du dos, elles ne doivent pas être pendantes ou croisées.
La taille : Elle doit être de 10 centimètres avec une tolérance de 10,5 centimètres. Les sujets de taille supérieure ne sont pas à présenter pour les championnats.
La couleur : L'oiseau doit être bien en couleur et d'une couleur intense ( l'oiseau à l'époque des concours d'octobre et novembre n'ayant malheureusement pas toujours fini sa mue ). Le noir doit être brillant et le rouge vermillon et non bicolore.
Le plumage : Il doit bien coller au corps et être brillant, la qualité de la plume doit être fine et serrée. Les pointes de la queue son légèrement écartées. Si une ou plusieurs plumes de queue ( rectrices ) sont cassées ou très abîmées vous pouvez les enlever sachant qu'une plume met 6 semaines avant de repousser totalement.
Tête : Front , vertex, occiput, joues et région auriculaire ainsi que le menton et le haut de la gorge sont de couleur noir brillant. Nota : Le noir de la tête doit s'arrêter à mi hauteur de l'occiput et ne pas descendre sur la nuque. Au niveau du menton et du haut de la gorge le noir dessine un arrondi le plus net possible et ne doit en au cas descendre sur la poitrine. Un petit V peu être autorisé.
Yeux : Noirs
Bec : Pointu et fin de couleur gris beige avec un trait noir sur la mandibule supérieure.
Cou : Nuque de couleur rouge.
Gorge : Le haut de la gorge est noire, dessine un arrondi et tranche de manière très net avec la partie inférieure de la gorge qui est de couleur rouge vermillon intense.
Dos : Le manteau est de couleur rouge obscurci de gris noir.
Épaules : Les scapulaires sont noires finement bordées de rouge.
Ailes : Le grandes rémiges sont noires, très finement bordées de gris blanc. Elles sont marquées dans leur moitié par un miroir rouge vif à rouge orange. Ce miroir doit avoir la forme d'un losange d'une longueur d'un centimètre maximum. Les rémiges secondaires sont bordées à leur extrémités d'un liseré gris blanchâtre. Les couvertures sont noire et rouge dans les bouts qui forment un barre alaire rouge continue, courbée vers l'intérieur en demi croissant partant en pointe de la pliure de l'aile et en s'élargissant légèrement vers le dos.
Poitrine : De couleur rouge vermillon et intense.
Flancs : De couleur rouge vermillon et intense.
Ventre : La zone ventrale est blanche de forme ovoïde et les sous caudales sont rouge.
Croupion : De couleur rouge.
Queue : Elle est d'une longueur de trois centimètres et les rectrices sont de couleur noire.
Pattes et doigts : De couleur brun.Ongles : De couleurs gris noirs.

CARACTÉRISTIQUES DE LA FEMELLE EN PHÉNOTYPE SAUVAGE :

La forme : la tête doit être bien ronde avec les yeux situés dans l'axe du corps.Le dos doit être bien droit, la poitrine doit être arrondie, ni plate ni saillante et le ventre doit posséder une belle courbure. Les ailes doivent bien coller au corps et doivent se rejoindre exactement sur la ligne médiane du dos, elles ne doivent pas être pendantes ou croisées.
La taille : Elle doit être de 10 centimètres avec une tolérance de 10,5 centimètres. Les sujets de taille supérieure ne sont pas à présenter pour les championnats.La couleur : L'oiseau doit être bien en couleur et d'une couleur intense ( l'oiseau à l'époque des concours d'octobre et novembre n'ayant malheureusement pas toujours fini sa mue ). Le noir et le gris doivent être brillant et le rouge vermillon et non bicolore.
Le plumage : Il doit bien coller au corps et être brillant, la qualité de la plume doit être fine et serrée. Les pointes de la queue son légèrement écartées. Si une ou plusieurs plumes de queue ( rectrices ) sont cassées ou très abîmées vous pouvez les enlever sachant qu'une plume met 6 semaines avant de repousser totalement.
Tête : Front , vertex, occiput, joues et région auriculaire ainsi que le menton et le haut de la gorge sont de couleur gris. Nota : le front et la couronne peuvent être écaillé. Le gris de la tête est souvent légèrement plus foncé que le gris de la nuque et du dos. Il doit s'arrêter à mi hauteur de l'occiput et ne pas descendre sur la nuque ce qui permet de le différencier avec la couleur gris de la nuque. Au niveau du menton et du haut de la gorge le gris dessine un arrondi le plus net possible et ne doit en au cas descendre sur la poitrine. Un petit V peu être autorisé. Le gris ne doit pas débordé sur le rouge de la poitrine
Yeux : NoirsBec : Pointu et fin de couleur gris beige avec un trait noir sur la mandibule supérieure.
Cou : Nuque de couleur gris.
Gorge : Le haut de la gorge est gris, dessine un arrondi et tranche de manière très net avec la partie inférieure de la gorge qui est de couleur rouge. ( Le gris ne doit pas débordé en ce superposant sur le rouge de la poitrine )
Dos : Le manteau est de couleur gris cendre foncé légèrement strié, teinté de rouge orangé.
Épaules : Les scapulaires sont gris pigmentés de points sombres.
Ailes : Le grandes rémiges sont noires, très finement bordées de gris blanc. Elles sont marquées dans leur moitié par un miroir rouge à rouge orange moins intense que celui du mâle. Ce miroir doit avoir la forme d'un losange d'une longueur d'un centimètre maximum. Les rémiges secondaires sont bordées à leur extrémités d'un liseré gris blanchâtre. Les couvertures sont noire et rouge dans les bouts qui forment un barre alaire rouge continue, courbée vers l'intérieur en demi croissant partant en pointe de la pliure de l'aile et en s'élargissant légèrement vers le dos.
Poitrine : De couleur rouge orange sur la partie supérieure et de couleur gris blanc sur la partie inférieure. La couleur rouge orange peut-être plus ou moins étendue suivant les sujets pouvant occuper la majeur partie de la poitrine.
Flancs : De couleur gris blanc à rouge suivant les sujets.
Ventre : La zone ventrale est blanche de forme ovoïde et les sous caudales sont rouge clair.
Croupion : De couleur rouge pâle, moins intense que celui du mâle.
Queue : Elle est d'une longueur de trois centimètres et les rectrices sont de couleur noire.
Pattes et doigts : De couleur brun.Ongles : De couleurs gris noirs.

PRINCIPAUX DÉFAUTS OBSERVES CHEZ LE MÂLE ET LA FEMELLE EN PHÉNOTYPE SAUVAGE :

- Tête plate, pattes et ongles de couleur chair : indice de métissage avec le tarin des aulnes ( Carduelis spinus ).
- Le noir de la tête chez le mâle descend sur la nuque et sur la poitrine : indice de métissage avec le tarin de Magellan ( Carduelis magellanica ).
- Miroir alaire s'étendant le long des rémiges : indice de métissage avec le tarin de Magellan et le tarin des aulnes.
- Miroir sur les rectrices : indice de métissage avec le tarin de Magellan et le tarin des aulnes.

Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm

"Copyrigth et droits d'auteur reservés D. PARC 10/11/2002".

lundi 6 juillet 2009

Le Tarin Safran 3 ( Carduelis siemiradzkii )

Affiche pour la protection de l'espèce en Équateur.


REPRODUCTION :


A l'état sauvage, le tarin Safran se reproduit à partir du mois de Janvier à mai, son cycle de reproduction étant apparenté à la saison humide. Le nid est construit en hauteur d'un arbre, il peut être aussi camouflé à mis hauteur dans le feuillage d'un arbuste à feuillage épais ou d'un buisson. Le nid est en forme de coupe d'un diamètre de huit centimètres en moyenne et d'une profondeur de cinq centimètres. Il est fait de brindilles sèches, de racines et de bourres végétales pour sa partie extérieure. Sa partie intérieure est tapissée de radicelles et de duvet végétal. La ponte a lieu sept à huit jours après la fécondation, la femelle pond trois à quatre oeufs à fonds blancs bleuâtres tachés de brun et de noir ( dimensions moyennes : inconnues ) qu'elle couve douze à treize jours. La femelle ne réchauffe plus ces jeunes vers le 12 ème jour après la naissance. Les jeunes quittent le nid vers le 17 ème et 18 ème jour. La femelle est nourrie par le mâle pendant la couvaison.

En captivité, aucune information mais on peut supposer que la reproduction doit être très proche de celle du tarin de Magellan.

LA NOURRITURE :

A l'état sauvage le tarin Safran se nourrit de graines de plusieurs variétés d'herbacées, de graines de fleurs, de chardons, de petits insectes et de baies sauvages dans les buissons. Il descend à même le sol pour ce nourrir et est souvent aperçu à bonne hauteur dans les arbres à prélever différentes semences. Son comportement pour se nourrir est analogue au tarin de Magellan .

En captivité on peut utiliser un mélange pour chardonneret et canari. L'idéal est de lui fournir le mélange pour tarin composé de : 25% de semences de graminées; 15% de niger; 15% de graines de périlla; 10% de semences de laitues; 5% de semence de chicorée; 5% de graines de chardon; 4% de semences d'œnothère; 4% de semences sauvages; 4% de navette rouge; 3% de graines de sapin; 3% d'alpiste; 3% de panis jaune; 2% de millet jaune; 2% de graine de lin. A l'époque de la reproduction, habituez les parents à consommer de la nourriture animale : œufs de fourmis, larves de pinky et vers de farine. De la pâtée d'élevage pour oiseaux indigènes composée d'oeufs de fourmis, de larves mexicaines, de vers buffalo, de graines de pins, de chardon et d'onagre enrichi de lysine et de méthionine. De la verdure, une à deux fois par semaine, pissenlit, mouron des oiseaux, et feuille d'endive ainsi que de la pomme ). On peut mettre dans le haut de la cage une branche de millet. Donnez des graines germées composées de navette, de niger, de froment, de dari, de milo, de cardi, de semences de laitues et de katjang idjoe, tous les deux jours, mélangées à la pâtée.

STATUT & CONSEILS :

Sauf erreur de ma part le tarin Safran ne fait l'objet d'aucune annexe et de réglementation de CITES particulière. Par contre il est classé dans la liste rouge de l'IUCN 2004 et est qualifié de VULNÉRABLE. Cet oiseau est peu commun dû au nombre réduit de sa population. Il est extrêmement rare parmi les tarins en souche d'élevage ( ainsi que représenté en photo ) . Il n'est pas à la vente en souche d'élevage car il est peu ou n'a jamais été importé en Europe.


LE BAGUAGE :

La liste des Classes de l'U.O.F COM FRANCE prévoit que cet oiseau soit bagué au diamètre 2,7 mm pour les championnats.


Pour de plus amples renseignements consultez le livre de Monsieur Marcel RUELLE sur "Le tarin des Aulnes et ses cousins les Tarins et Chardonnerets Américains". http://users.belgacom.net/bn610849/index.htm


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le Tarin Safran 2 ( Carduelis siemiradzkii. )


Photo: Daniel PARC ( Répartition du tarin Safran en Amérique du Sud ).


RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE ET SITUATION

Le tarin Safran vit principalement en Équateur et au Pérou. En Équateur il est observé dans les régions de Manabi, de Guayaquil, sur l'Île Puna , la région de Guyas et de Loja. On le trouve en petites bandes de quinze à vingt individus. Il est également observé dans le Nord Ouest du Pérou dans la région de Tumbes et Piura ou il y est rare. Le biotope de cette espèce est constitué de zones semi arides et de forêts. On le trouve dans les zones mixtes et ombragées des plantations de café et de bananiers en bordure des forêts secondaires . Il occupe des lieux dégradés en bordure des forêts, en marge des chemins , dans les broussailles, les fourrés et les mauvaises herbes dont il dépend pendant au moins une partie de l'année. Il est considéré comme Vulnérable dû à la déforestation élevée, en raison de la fragmentation de son type de végétation qu'il occupe et dont le nombre de ces aires est limité ( 18, 400 km2 ) pour lui en assurer sa dépendance. On l'observe à des altitudes comprissent entre zéro et huit cent mètres. On estime sa population entre 2500 et 10 000 individus qui serait décroissante.
L'Équateur a des frontières avec la Colombie au Nord Est, le Pérou à l'Est et au Sud. À l'Ouest et au Nord Ouest, le pays longe l'océan Pacifique. Les îles Galápagos, situées à environ 965 kilomètres des côtes de l'Équateur, font également partie de son territoire. L'Équateur a une superficie 272 045 km². Le pays se divise en quatre régions : la Costa, plaine côtière qui couvre un peu plus d'un quart de la superficie du pays, une des régions les plus fertiles et les plus riches du pays. La Sierra, haute terre centrale, se présente comme une double chaîne de montagnes élevées et massives, qui contient une série de hauts plateaux. Elle est située entre deux chaînes andines, la cordillère Occidentale et la cordillère Oriental , caractérisées au Nord par d'importants cratères volcaniques dont le plus haut sommet est le Cotopaxi (5 897 mètres). L'Est, jungle Orientale, qui couvre environ la moitié du territoire, est composé de pentes douces situées à l'Est des Andes et pour finir l'archipel des Galápagos qui comporte six îles principales et une douzaine d'îles plus petites contenant de nombreux volcans, dont la plupart sont éteints. Le pays est irrigué par une longue rivière, le Río Napo qui prend sa source au Centre Nord de l'Équateur et traverse le Pérou avant de se jeter dans l'Amazone. D'autres cours d'eau équatoriens coulent vers l'Est pour rejoindre le Pérou. À l'Ouest, de nombreuses petites rivières nées dans les Andes coulent en direction du Pacifique. Bien qu'il soit situé au niveau de l'équateur, ce pays dispose d'une grande diversité de climats, en raison de ses différences d'altitude. La Costa est généralement chaude et humide, avec une température annuelle moyenne d'environ 26 degrés Celsius. Dans la Sierra, les températures s'échelonnent approximativement entre 7 et 21 degrés Celsius. La ville de Quito, qui est située à 2 850 mètres au dessus du niveau de la mer, possède une température annuelle moyenne de 13 degrés Celsius. La région de l'Est est encore plus chaude et plus humide que la Costa, les températures avoisinent 38 degrés Celsius et les précipitations annuelles atteignent 4 000 mm d'eau.
La forêt recouvre actuellement 40%, de la superficie totale de l'Équateur. Le taux de déforestation a chuté depuis les années quatre vingt, caractérisées par un fort déboisement, mais reste malgré tout élevé : 1,6 % de la forêt du pays disparaît chaque année. L'Équateur se place ainsi en deuxième position en Amérique du Sud, derrière le Paraguay. La déforestation est encouragée par la politique gouvernementale qui encourage l'abattage du bois d'œuvre et le peuplement de régions désertes ou peu habitées. La majorité des forêts qui ont disparu étaient des forêts primaires abritant une faune et une flore riches et diversifiées. Outre la disparition d'espèces, la déforestation a également provoqué une érosion des sols et la désertification, cette déforestation continue pour la culture du maïs. L'Équateur possède cependant l'un des pourcentages les plus élevés de terres protégées en Amérique du Sud. Les parcs et réserves couvrent ainsi 43% du territoire. Le gouvernement équatorien a été l'un des premiers à conclure un accord par lequel un pays en voie de développement s'engage à mettre en place des programmes de protection de l'environnement en échange de l'annulation d'une partie de sa dette extérieure. L'écotourisme est devenu extrêmement populaire, notamment dans les îles Galápagos qui abritent une faune unique au monde composée de nombreuses espèces de reptiles, d'oiseaux et de mammifères marins.
CHANT ET PARADE NUPTIALE :

Le tarin Safran à un chant fort proche du tarin de Magellan, il est varié, avec des vocalisations typiques des carduelis "chiquip- chic- chic", des notes brèves, répétées, mélodieuses composé de gazouillis et de sifflements. Les mâles chantent souvent de concert dans les arbres, le soir lorsque le soleil se couche. Le tarin Safran lors de la parade nuptiale chante les ailes pendantes en faisant apparaître ses barres alaires jaunes et en faisant ressortir le noir de sa gorge par rapport au jaune de sa poitrine. Il se branche à coté de la femelle et chante à pleine gorge.
MUE ET MIGRATION:

Malheureusement et apparemment il n'existe aucune information sur la mue à l'état sauvage et en captivité, cet oiseau est très rare comme oiseau d'agrément dans les pays de sa répartition.
Le tarin Safran ne migre pas il reste cantonné dans ses aires de répartition. Il se déplace de façon erratique en fonction des évenements climatiques et de la disponibilité de sa nourriture.
Copyrigth et droits d'auteur réservés D. PARC 22/12/04.

dimanche 5 juillet 2009

Le Tarin Safran 1 ( Carduelis siemiradzkii. )

Photo : J. A.Chaves.
Dessins : J. Davies.( Mâle et Femelle du Tarin Safran ).

LE TARIN SAFRAN
OU
CHARDONNERET SAFRAN

Nom Scientifique : Spinus siemiradzkii, Carduelis siemiradzkii.
Noms Vernaculaires : Français : Tarin Safran, Chardonneret Safran.
Portugais : Pintassilgo do Equador.
Anglais : Saffron siskin.
Allemand : Safranzeisig.
Italien : Lucherino Zafferano.
Espagnol : Lugano Azafranado, ( Équateur ) : Jilguero Azafranado.

Première description par BERLEPSCH et TACZANOWSKI en 1883. Ordre des passériformes, famille des fringillidés, sous famille des cardualinés, son espérance de vie est de six à huit ans. Sa taille est comprise entre dix centimètres et onze centimètres. La classification du Carduelis siemiradzkii est considéré par certains ornithologues comme une sous espèce du Tarin de Magellan. Pour d'autres elle est considérée comme une espèce à part entière.
DESCRIPTION :

Le mâle possède toute la tête noire, d’un noir brillant jusqu’à la gorge et derrière la nuque. Le bec est pointu de couleur corne tirant sur le noir sur la mandibule supérieure et d’une corne plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine et les flancs sont jaune safran, le dos et les scapulaires sont jaune olive absent de stries sur le centre du dos. Le bas du dos et le croupion sont jaune brillant, la zone ventrale est blanche et la queue est noire avec la base des rectrices jaunes pâle . Les rémiges sont noir avec la base jaune et les bouts gris, elles dessinent la typique barre alaire jaune. Les moyennes couvertures sont noires avec les extrémités vert olive. Les pattes sont brunes et foncées avec les ongles noirs. Le dimorphisme sexuel par ces couleurs tranche de manière très nette.

La femelle possède la tête vert olive jusqu'à la nuque, elle est jaune verdâtre au niveau du menton. Le bec est pointu de couleur corne tirant sur le noir sur la mandibule supérieure et d’une corne plus pâle sur la mandibule inférieure. La poitrine est jaune safran jusqu’à la partie supérieure du ventre. La partie inférieure du ventre est jaune blanchâtre. Le dos et les scapulaires sont d’un vert olive clair pigmenté de points teintés de gris. Le bas du dos et le croupion sont jaune vert pâle, la queue est noire avec la base des rectrices jaune pâle. Les rémiges sont brun noir avec la base jaune et les bouts gris, elles dessinent la typique barre alaire jaune. Les moyennes couvertures sont noires avec les bouts jaune verdâtre. Les pattes sont brunes et foncées avec les ongles bruns foncés.

Biométrie de l'oiseau :
Chez le mâle. Le bec : 10 mm . L'aile : 54,4 mm. Le tarse : 16 mm. La queue : 33,6 mm. Poids 11 grammes.
Chez la femelle. Le bec : 9,1 mm . L'aile : 56,8. Le tarse : 15,9 mm . La queue : 33,2 mm. Poids 11 grammes.
Spécimens examinés en Equateur : Un couple en Rio Chico , Manabi.
Copyrigth et droits d'auteur réservés D.PARC 22/12/04.